Gandhi...

Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. Gandhi

lundi 31 janvier 2011

En Exclu! Top 5 des plages keralaises


Number 5 : Kochi – Cherai Beach

C’était pendant les vacances de Noel. Une des étapes de notre Road Trip Kéralais avec ma meilleure amie. Le premier jour de l’année 2011, nous avons pris le ferrie qui nous conduit jusqu’à l’île de Vypeen. Puis trois quarts d’heure de bus. Arrivée à cette plage ou beaucoup de familles se sont retrouvées aujourd’hui pour fêter l’arrivée de la nouvelle année.
Nous marchons. « Mission du jour, Bonjour ! » Trouver des occidentaux. En effet, la plage est magnifique mais nous ne nous sentons pas tellement à l’aise : en plus des familles, beaucoup de groupes de jeunes et moins jeunes hommes se balladent pour laisser trainer leurs regards. C’est comme cela parfois en Inde.
Ca y est ! On les a trouvés, on s’installe entre les deux et hop, à l’eau ! La température est parfaite et les vagues claquent dans les jambes… à tel point que notre courage de poloiste est affecté. On reste là ou on a pied car le courant est assez fort !

Number 4 : Allepey – Marari Beach

C’était pendant les vacances de Noel. Une des étapes de notre Road Trip Kéralais avec ma meilleure amie. A 10 kms au Nord d’Allepey, nous pouvons trouver cette immense plage. Elle est longée par une ligne de palmiers qui nous permettent de profiter d’un peu d’ombre.
Beaucoup d’animation sur cette plage : on entend les jeunes filles rire et crier quand leur père, frère ou ami les poussent dans les vagues. Ils sont tous habillés des pieds jusqu’à la tête. Pour respecter au mieux la population, on reste en maillot très peu de temps, juste pour la baignade et attendre de se sécher un peu au soleil. Nous avons tendance à rencontrer ces scènes au niveau des plages des villes. Mais cette ambiance nous plait et nous offre un bon moment !
Et si on allait marcher un peu… et prendre de belles photos…

Number 3 : Varkala – Black Beach

C’était pendant les vacances de Noel. Une des étapes de notre Road Trip Kéralais avec ma meilleure amie. Il faut savoir que Varkala est une superbe base touristique pour Yoga et Ayurveda people. Un mini Goa ! Définition : ville indienne complètement transformée par la folie touristique, pleine de hippies qui ont tout compris à la méditation et de routards. Je critique un peu et suis de mauvaise foi mais j’ai apprécié les trois jours passés là bas. J’avais, je pense, besoin de me rappeler que les choses étaient encore faciles à faire, atteindre, comprendre!!
En marchant le long de la falaise, la mer à notre gauche et les boutiques Babas à droite (dur de résister !), on dépasse la Cliff Beach. Pour apercevoir… La Black Beach ! En effet, le sable est noir mais ce n’est pas la seule plage keralaise à en avoir !
On ne voit plus les boutiques et les yogis s’exercer sur la Cliff Beach mais on se retrouve au calme. Il nous arrive même de nous faire appelés à l’aide par des pêcheurs pour tirer leur pirogue jusque sur la plage. Les aigles remplacent les mouettes dans le ciel. On se ballade, se fait la réflexion plusieurs fois « Ah bah oui, t’as vu le sable ? Il est bien noir hein ?! ». On étale le tissu immense que l’on vient d’acheter à l’issue d’une rude négociation et… on profite !

Number 2 : Calicut – Kappad Beach

C’était la semaine dernière. J’ai rejoins le « Jousse World Tour ». En effet, j’ai fait la connaissance d’ Annabelle et Matthieu, jeune couple marié d’Angers (pour la rime) qui fait le tour du monde. Oui, rien que ca ! Cela fait maintenant 9 mois qu’ils sont sur la route. Ils sont restés 5 semaines à Odanadi mais pas assez longtemps pour recevoir leur colis rempli de bouteilles de vin, rillette, foie gras, routards des deux dernières destinations Kenya et Madagascar, magazines français, saucisson… Vous l’aurez compris, j’ai été bien accueillie !!
Petit hic : Calicut est une ville indienne active « dans son jus » comme la qualifie le routard. Pour nous, plus jamais une ville indienne dans son jus ! Irrespirable, bruyante, regards des hommes insistants, anglais pas ou peu parlé, hommes alcoolisés dans les rues le soir,… Même le marché aux épices n’en était pas vraiment un !
Sans grande conviction, nous prenons le bus qui devrait nous amener à une plage magnifique. Le Rickshaw nous conduit jusqu’à la fameuse Kappad Beach. Et là, Calicut nous semble très loin… Nous oublions tout ca et marchons un long moment le long de cette plage. Nous découvrons que les moules ici en plus d’être plus charnues, sont vertes ! Aussi, nous faisons la connaissance d’un petit qui joue avec un ballon de foot défoncé. Il nous accompagnera durant tout l’après midi pour finir assis près de nous à déguster ces chips croustillantes du marchand du coin.
Alors que nous regrettions que la baignade soit interdite et en cherchions la cause, on entend le petit s’écrier « Edi ! édi, édi !! ». Euh oui ? Comment ? Oui, tu nous montres du doigt toute cette étendue d’eau - « C’est ca la mer ?! Pfff, en fait c’est d’l’eau hein !» Pour ceux à qui ca rappelle un certain sketch…- Il nous imite alors un aileron. Ah ! UN DAUPHIN, il a vu un dauphin ! Dauphin ou… requin ?? Après une superbe imitation d’une mâchoire féroce pleine d’immenses dents et d’un long bec… Il a choisi le long bec ! Fiouf…
On scrute l’horizon jusqu’à ce qu’un « OOOOOOOOOOOOhhooohh Ah oui, super ! » général accompagne l’aileron qui prend son temps pour replonger… J’ai adoré ce moment, j’étais comme une petite fille à cet instant !!

Number 1 : Kannur – Thottada Beach

C’était ce week end. Nous sommes parties en excursion avec deux autres volontaires suédoises. Direction Kannur. Quelques maisons parsemées dans la nature, dont notre Home Stay « Costa Malabari ». Pour découvrir l’endroit, on traverse le backwaters pour accéder à cette plage qui n’en finit pas.
Samedi, les pieds sur le sable fin encore frais, on s’offre une superbe ballade matinale. Le premier mot qui me vient à l’esprit ? Plénitude ! Je vous assure que je n’en fais pas trop. Nous ne croisons que crabes, coquillages, silence rythmé par le bruit des vagues, cocotiers, et pécheurs.
Plus tard dans la journée, un tout petit peu plus de monde. Mais au moins 200 mètres nous séparent de nos voisins les plus proches.
Première fois pour moi que je rentre dans l’eau sans soulever mes bras, contracter mes épaules, serrer le ventre à chaque vague, et pousser un petit « FFFffffuuu ». L’eau est chaude… elle ne rafraichit même pas ! Mais ici, la petite brise nous évite de souffrir de la chaleur keralaise.
Vous l’aurez compris… Tout y est !

vendredi 28 janvier 2011

- Les p'tits bonheurs d'Odanadi -

Ceux qui me connaissent savent que je ne garde pas mes paires de lunettes tres longtemps!
Mais ce jour la, le soir venu, j'etais persuadee de les avoir laissees a l'orphelinat. Le lendemain, qui est ce que je vois avec mes lunettes sur le nez? Pallavi!

Pallavi ne parle pas, elle emet des sons. Mais croyez moi, je la comprends mieux que certains petits qui me parlent en Kannada! Son visage est tellement expressif! Une Chipie, une vraie de vraie!

Ces photos vous font profiter du show Bollywoodien matinal !
Annabelle, Mahalakshmi, Gireeja, Sarah et la 'Pallu'



lundi 17 janvier 2011

Mon Noel Indien

C’est un peu tard mais il fallait attendre d’avoir les photos pour vous raconter mon Noel indien…
Maéva, une de mes meilleures amies m’a rejoint du 22 décembre 2010 au 3 janvier 2011. Le fait qu’elle vienne a complètement apaisé mon angoisse quant à passer les fêtes seule à des milliers de kilometres de mes proches. Bien sûr, je suis très bien entourée ici, mais Noel a tendance à me ramener a l’essentiel !

Le 24 était une journée « normale », nous avons visité Chamundi Hill, le palais de Mysore et fait un tour à dos d’éléphant, quoi de plus normal ! De retour à la maison avec les pommes de terre pour faire notre purée, les perles qui ressemblent à des boules de Noel pour décorer  « le sapin », et pour retrouver le sac rempli de provisions tout droit venu de France ! Nous attendaient Paté en croute, rosette, saucisson d’Ardèche, saucisson à l’ail, terrine de campagne, Brie et fromage de chèvre…
C’est comme un miracle d’avoir ca le soir de Noel en Inde, au repas que l’on prend dans le jardin en tee shirt ! C’était tellement bon de retrouver ces saveurs, mais aussi et surtout de profiter de ce drôle de mélange…!

Parashu nous avait entendu parlé d’acheter du vin indien. Quand nous nous sommes rendu à la boutique « Brothers Wines », tous les mecs du village les yeux écarquillés de nous voir rentrer dans ce shop. Oui, ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y a en fait le choix entre deux bouteilles de vin différentes, le reste des produits étant de la Vodka, du Rhum, du Whisky,… Et quand on connait le rapport à l’alcool qu’ont les indiens, on s’est vite débiné ! Et je ne vous dit pas le prix d’une bouteille de vin indienne ! Suite à cet échec cuisant, Parashu a décidé de nous offrir deux bouteilles de bière ! En fait, ca m’a touché ! Il avait tellement envie de nous offrir un beau Noel qu’il est allé jusqu’à se faire prendre pour un alcoolique dans une boutique (c’est très mal perçu de boire en Inde, si ce n’est qu’un seul verre !). Même si elle avait perdu de sa fraicheur, cette Kingfisher est de loin ma meilleure bière bue en Inde !
Le fameuse Kingfisher

Parashu qui a froid en ce jour de Noel (dans les 25 degres!) et moi

Ce n’est pas tout, il a aussi ramené un ENORME gâteau bien crémeux à l’américaine dont il était si fier ! Tellement fier qu’il a fallu le manger à l’apéro au moment de la remise des cadeaux !! Allez, hop hop hop ! Vite , à table et on le mange à l’indienne, sans couverts !! Et puis, on se ressert une deuxième part parce qu’il ne fait pas qu’il en reste une miette !
Le Gateau!!

Amma de Roni, Tounga, Roni, Moi, Jancy et Maeva... et LE gateau!

On ouvre les cadeaux ! Encore une fois très rare car les indiens n’ont pas l’habitude d’ouvrir les cadeaux devant ceux qui leur ont offert. Normalement, on attend d’être seul pour enfin déballer le paquet cadeau.
Distribution des cadeaux

Après cet apéro léger, tout le monde se met à table pour manger ensemble. C’était la deuxième fois en deux mois ! Parce que toute la famille attend que les invités aient fini de manger pour manger à leur tour. Commence alors la découverte culinaire à la française. Les petites, végétariennes, me demandent si le brie, dis, est-ce que c’est de la viande Oudou (Sans rire, on m’appelle comme ca ici !)? Roni me montre le paté en croute et me dit, Mmmh il est bon le fromage autour ! Non Roni, c’est du pain ! Parashu m’interroge sur comment préparer une terrine de campagne ?! (Allez expliquer ca en anglais !!)Ils étaient tous très curieux mais n’osaient pas vraiment gouter…
Roni ne comprenait pas le fait que l’on pouvait manger la rosette telle quelle ! Elle s’est absentée 3 minutes dans la cuisine pour revenir avec ses deux tranches relevées au Masala (épice) ! A mon tour, j’ai découvert la rosette remasterisée à l’indienne !!
L'assiette... 

Le festin!(on peut voir les assiettes de gateau terminees, ou pas tout a fait!)

La famille Indienne

C’est de tout ce mélange dont je vous parlais toute à l’heure. Tous ces efforts pour m’offrir une belle fête ! Entre les provisions que Papa et Maman ont faites, Maév qui m’a rejoint et ramené 2 kilos de ces affaires pour m’en ramener 18 kilos, et toutes ces concessions de ma famille indienne ! Pari réussi, repas de Noel inoubliable !

Sans oublier la touche finale : un bel appareil photo de la part de mes parents. Sur  la carte mémoire une vidéo d’une partie de la famille sautant sur mon lit en France pour me souhaiter un Joyeux Noel et une Bonne année… ! Encore Merci !!

lundi 10 janvier 2011

Bye Bobitha...

Voila le premier article qui plonge dans le quotidien de l’orphelinat. Ce n’est vraiment pas Rose, ca fait tourner les méninges, ca fait verser des larmes, ca fait réfléchir sur beaucoup de choses, ca rend fou même des fois,…

On croise des histoires de filles ou d’enfants qui sortent de l’orphelinat en retrouvant leur famille,  ouvrant un business, ou autres en ayant le sourire. Parfois très vite après leur arrivée, parfois une dizaine d’années après. A ces instants, on assiste à un évènement dont on est fier !

Pour Bobitha, c’est différent.

Bobitha est arrivée fin Novembre, cela faisait bientôt un mois que j’étais dans l’orphelinat. Je commençais à découvrir le passé de certaines filles à travers de longues discussions avec Parashu (un des directeurs de l’orphelinat et le « Appa » de ma famille d’accueil indienne). J’ai donc tout de suite connu le passé de Bobitha.

Bobitha a 19 ans. Elle a perdu ses parents très jeune mais a été récupérée par sa tante (je crois) qui lui a offert une bonne éducation. Elle allait même à l’université. Tout allait « bien » pour cette jeune femme jusqu’au jour où l’un des directeurs de l’Université l’a violée. Bien sûr, cela s’est su. Et finalement en Inde, la pire des choses arrive après le viol. C’est le regard des autres, les commérages, les gestes,… Ici, on fait partie d’une communauté, d’une caste, d’une religion, d’un des deux sexes, d’un village, d’une famille : on est seul(e), on n’est rien. Quand une femme a eu une relation sexuelle avant le mariage (qu’elle soit consentante ou non), elle est comme déshonorée. Je ne veux pas dire de bêtises mais je pense que le monde autour la considère comme impure, plus bonne à rien.

L’orphelinat offre a ses jeunes l’opportunité de les protéger de ce monde qui les réduit à de la poussière. L’orphelinat les sauve de la  société indienne. C’est comme une minie bulle, un nid de répit,… Oui mais après. Il faut bien penser à l’après. Bobitha pouvait décider de continuer ses études pour obtenir un diplôme et essayer de trouver un Job. Elle pouvait choisir un de ces hommes qui veulent se marier à une des filles de l’orphelinat. Ou peut être marcher vers l’indépendance comme certaines femmes de l’Inde moderne qui décident de ne pas suivre la tradition à la lettre et de ne pas finir à la cuisine. Rejoindre sa famille est très délicat dans son cas : très souvent, on ne veut plus entendre parler de cette fille. Autrement la tache noire du regard du monde se répand sur toute la famille.

Il y a aussi une autre possibilité. Se marier à son violeur. C’est la voie qu’a choisi Bobitha. Je ne connais pas les raisons profondes et je pense que même si je les connaissais, je serai incapable de les comprendre. Je pense que c’est la tradition indienne avec ce qu’elle inflige aux femmes d’aujourd’hui qui a décidé pour elle. Bobitha ne pouvait pas vivre avec ce poids. Le seul moyen de se libérer était de récupérer une image propre. Stanly et Parashu luttent sans cesse contre les revers de la société mais parfois, les filles ne suivent pas. Ils ne peuvent pas les en empêcher, ils essaient de les convaincre mais parfois, il n’y a rien à faire…

Alors viens le jour du mariage. Nous sommes le 21 décembre et ce matin, elle se fait coiffée par Mahalakshmi. Elle pleure mais cache ses larmes. Roni lui prête son Sari et c’est Jancy qui la prépare. On la pare de tous les bijoux que l’on peut. Elle est prête mais comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas sur un ton de fête. C’est même un matin comme les autres, très calme. Il est temps d’y aller. Signer. Ouvrir une nouvelle page.

Cette histoire me met très mal à l’aise. En fait, elle me révolte. Elle reflète le fait que parfois, même les victimes ne sont pas prêtes à lutter, même accompagnées. Elles n’ont plus la force, on les a pompées.
C’est Parashu qui m’a dit qu’il fallait en parler. J’aurais plutôt tendance à cacher ce genre d’histoires et de vous faire partager les plus belles fins. Mais il a raison. Cela existe, c’est même fréquent et il faut que le monde soit au courant. Alors voilà…

Cet article peut laisser perplexe je pense. Je ne connais certainement pas tous les rebondissements qu’il y a eu, je ne connais pas les détails. Mais je pense que cela suffit pour s’interroger sur les solutions qui s’offrent à nous pour LUTTER.

mercredi 5 janvier 2011

Le voyage en train

Bonjour a tous !
Je vais commencer par: Bonne année chers lecteurs ^^ ! Je vous souhaite plein de bonheur, de sourires, de réussite et de beaux projets !

Avant de vous raconter Noel à l’indienne (Je dois récupérer les photos), ainsi que mon voyage dans le Kerala avec Maeva, j’ai envie de vous faire partager ce que j’appelle un « petit bonheur de la vie» : le train en Inde.

En effet, nous avons été amenées à le prendre pas mal de fois pour nous déplacer de ville en ville car « plus pratique » que le bus, quoique…

Commençons par les réservations : un petit formulaire à remplir avec toutes les informations sur les voyageurs et le train à réserver. FASTOCHE ! Mais l’étape suprême est … le guichet ! Vous connaissez les guichets de la SNCF le premier lundi matin du mois pour la carte Orange ? Ou encore la poste ? C’est le plus souvent comme ca mais on va rajouter LA touche indienne : on ne fait pas la queue, on est pressé alors bon bah, on va directement au guichet ! Pas le temps, pas le temps !

J’ai beau m’égosiller « NOOOOOOOO ! » du bout de la queue, aucun effet ! (Il m’arrivait même de dire « Mais c’est pas possiiiiible caaaa ! » mais je me calmais très vite : tout le monde autour de moi se demandait ce qui n’allait pas, et puis quelle langue baragouine-t-elle ?!). C’est en se rapprochant (une fois que j’ y arrive enfin !) que je peux alors accompagner mon « NOOOOOOO ! » par un petit geste qui écarte la personne délicatement (ou pas, ca dépend de l’humeur ^^) de la file ! Certains comprennent et d’autres non… ils passeront quand même !

Arrive le jour du voyage. Il faut trouver la voie. Des panneaux ? Oui, mais le plus souvent ils sont éteints, c’est plus marrant. La première mission à ce moment est de trouver un contrôleur à la casquette couleur caca d’oie pour nous orienter. Sans oublier, l’option Anglais s’il vous plait! Il faut savoir qu’une version en Inde ne suffit pas : d’après mon expérience, trois est un bon chiffre. Avec un peu de chance, deux d’entre eux disent la même chose alors on choisit à la majorité. Si on se retrouve avec « la plateforme 3 », « la plateforme 1 juste là » et « le train est en retard » : on continue la recherche ! D’ailleurs, on rigolait avec Maéva, on avait vraiment l’impression d’être dans Pékin Express !!

Il est temps d’entrer dans le train. On a choisit la classe la moins chère, la fameuse « SLEEPER ». Je ne vous cache pas que la première fois que je suis rentrée, j’ai tout de suite voulu en sortir et très vite ! La première impression est d’être dans une prison ou une case à bestiaux. Ce bleu-gris, ces barreaux aux fenêtres sans vitres, ces ventilos noirs de poussières, … On s’installe quand même mais… « Ah Monsieur vous êtes à ma place ! » A cet instant, s’armer de patience… Oui parce que sur la banquette de 3 où tu as une place, il y a toute une famille qui ne compte pas vraiment se déplacer parce que « on est arrivés avant vous euh ! ». On finit donc par capituler le plus souvent et de profiter de la petite place qu’ils nous font sur la banquette en se serrant les uns les autres. Ce mauvais moment passé, on finit toujours par discuter une fois le train parti, pendant que les marchands passent dans les couloirs étroits en hurlant « COFFEE, COFFEE, COFFEE ! »ou « CHAI ! CHAI ! CHAI ! », vous avez compris la chanson… Parfois, on fait même partie de la famille : la bonne dame d’à côté va poser son sac sur tes genoux parce qu’elle cherche ce foutu porte feuille ! Mais tu ne bronches pas, ici c’est normal ! Et puis, c’est bien, tu peux faire pareil (si tu arrives à oser…).



Vous imaginez aussi bien quand il est temps d’installer les banquettes pour passer le reste du voyage en dormant (ou en essayant de dormir !). Que de négociations ! Mais tout le monde finit par avoir une place, une demi ou un tiers de place !


Tout le monde se réveille vers 6h… C’est mon moment préféré, tout le monde est un peu endormi, patachon et le soleil nous réserve un beau spectacle. Ce paysage qui défile, avec cette luminosité, ce calme matinal, ce petit vent frais qui caresse le visage. Les étapes préliminaires sont tout de suite oubliées… pour nous faire aimer ces voyages en train ! Enfin, on garde les aventures, les fous rires et certaines fois les poussades et les engueulades en tête parce que comme on dit chez moi… C’est ca qui est bon !




Une fois arrivée à destination : jamais à l’heure, des fois en retard et d’autres en avance (et oui !), il faut trouver le bon bus… Mais ca, c’est une autre histoire !